
• Acceptez toutes les émotions de vos enfants sans les sermonner, même s’ils expriment du mécontentement : la complicité entre frères et sœurs ne peut pas naître sous la contrainte et vous ne feriez que les culpabiliser en critiquant leurs sentiments. Au contraire, écoutez-les, encouragez-les à se confier et rassurez-les encore et encore sur votre amour inconditionnel pour eux.
• En revanche, ne tolérez aucune violence physique ni verbale envers le bébé : vos enfants ne sont pas obligés de se réjouir de la présence de leur petit frère ou petite sœur ni de l’aimer, mais ils ne doivent en aucun cas lui porter atteinte. Ils seront d’ailleurs rassurés de voir que vous leur posez des limites et que vous protégez le bébé, comme vous les avez protégés lorsqu’ils étaient à sa place. Rappelez-leur également que le bébé est tout petit et très fragile, comme ils l’ont été eux aussi.
• Attention cependant à ne pas les rejeter s’ils se montrent agressifs : c’est par la tendresse que vous réussirez à désamorcer cette violence, qui risque au contraire d’augmenter s’ils se sentent mis à l’écart.
• Dans la mesure du possible, préservez les habitudes de vos ainés et ne chamboulez pas leur quotidien : crèche, nounou ou école, heures des repas et du coucher, jeux et rituels… Surtout s’ils sont encore petits, vos enfants ont besoin de conserver des repères dans cette période de grand changement.
• Veillez à passer des moments privilégiés avec chacun de vos enfants, juste à deux. Pour y parvenir, faites-vous relayer par le papa ou par d’autres personnes proches.
• Prenez garde à ne pas parler que de votre nouveau-né, même s’il requiert une grande partie de votre temps. Accordez aussi de l’attention aux événements de la vie de vos autres enfants : mettez l’accent sur chacun de leurs progrès et saisissez toutes les occasions de les valoriser en tant que « grands ».