Comment préparer l’aîné à accueillir bébé ?

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Comment préparer l’aîné à accueillir bébé ?

Quand on s’apprête à devenir à nouveau maman, les interrogations sont démultipliées. Oui, la famille va devoir trouver un nouvel équilibre pour accueillir sereinement bébé et installer doucement l’ainé dans son rôle de grand frère ou de grande sœur. Non, ce n’est pas toujours immédiat. Mais en faisant confiance à votre instinct maternel et vous aidant de quelques astuces, vous réussirez à installer sans heurts les bases solides d’une merveilleuse famille nombreuse.

Soyez d’abord rassurée sur votre capacité à les aimer autant

Une première grossesse est toujours vécue un peu différemment des suivantes. C’est alors une découverte que la future maman vit toujours très intensément, très à l’écoute du développement de bébé, attentive aux modifications de son corps, intraitable sur le planning des séances de préparations à l’accouchement.

La deuxième grossesse, elle, est généralement abordée de façon plus légère. Même si chaque maternité reste unique, l’expérience est là, les grandes lignes déjà vécues. L’implication et l’émotion demeurent, mais agrémentées d’une plus grande sérénité. Une question lancinante surgit parfois : serais-je capable d’aimer cet enfant autant que le premier ? Rassurez-vous, presque toutes les mères y pensent. Mais pour favoriser harmonieusement cet heureux bouleversement dans la famille, mieux vaut comprendre et accepter cette crainte légitime : chaque maman aime ses enfants autant... mais différemment ! Plus vite se mettront en place les rouages de la nouvelle organisation familiale, plus vite l’angoisse de privilégier l’un au détriment de l’autre disparaîtra. Et plus vite l’aîné(e) se sentira bien à sa place.

Annoncez-lui sans trop tarder, en toute simplicité

Il est généralement conseillé aux futurs parents d’attendre la fin du premier trimestre pour annoncer sereinement à l’aîné(e) l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur. Toutefois, les enfants étant très intuitifs et sensibles aux modifications – même anodines – qui touchent leur entourage, il est inutile de leur mentir en cas de découverte du pot-aux-roses !

Voir maman un peu nauséeuse ou fatiguée risque d’inquiéter l’aîné. Auquel cas, mieux vaut anticiper un peu l’annonce de la nouvelle maternité. D’autant que le mettre trop tardivement dans la confidence, c’est risquer qu’il surprenne des gestes ou des conversations lui donnant le sentiment d’être exclu du bonheur de ses parents.

Mais en quels termes lui apprendre l’heureux événement ? Le plus simplement possible, sans tourner autour du pot, sans entourer l’annonce d’un cérémonial particulier qui risquerait de l’effrayer. Dites-lui tout bonnement que vous être heureux de lui annoncer qu’il va bientôt avoir un petit frère, une petite sœur, un petit camarade de jeu. Précisez bien qu’il faudra cependant attendre quelques mois ! Mais, à l’échelle d’un petit, la notion de mois restant aussi abstraite que longue, mieux vaut associer le mois de la future naissance à une image : au moment où il y a des fleurs dans le jardin, un peu après ton anniversaire...

N’anticipez pas ses réactions mais rassurez-le

Chacun réagit à sa manière à l’annonce d’un événement, si heureux soit-il. Les grands, comme les petits...

Il est possible que le futur aîné prenne la nouvelle avec détachement et dans ce cas, mieux vaut la lui laisser assimiler tranquillement, sans le presser de questions. Il exprimera ses sentiments ultérieurement. Et à ce moment, de la même façon que s’il réagit sur le coup en manifestant sa joie, un soupçon de colère ou d’inquiétude, il faudra l’écouter avec attention et le rassurer sur l’indéfectible amour que ses parents éprouvent et éprouveront toujours pour lui.

Aidez-le à prendre conscience de votre grossesse

Ce bébé qui pousse dans votre ventre est un concept difficile à comprendre pour un petit enfant. Pour le rassurer, il faut l’aider à démystifier ce qui se passe. De nombreux ouvrages pour enfants permettent facilement de raconter une grossesse. Et rien ne vous empêche aussi de personnaliser le scénario !

Racontez-lui sa propre histoire, en feuilletant l’album-photos de maman avec son ventre qui s’épanouit au fil des mois jusqu’aux premiers clichés de lui, de la maternité jusqu’à aujourd’hui : cette approche captera sans aucun doute son attention. Vous pouvez aussi lui faire sentir les premiers mouvements du petit frère ou de la petite sœur, ce qui permettra également de l’associer de plus près à l’événement et l’installer dans son statut d’aîné. Tout comme le faire participer de manière légère et ludique aux préparatifs de la naissance : est si c’était lui (elle) qui choisissait le doudou ou un petit pyjama ?

Mais attention de ne pas en faire trop : le préparer ne signifie pas le harceler ni le responsabiliser comme un adulte, surtout s’il n’en a pas envie ! Etre disponible pour répondre à ses interrogations est recommandé. Lui imposer des sollicitations ou des réponses qu’il n’a pas demandées est à éviter. Surtout, tout au long de cette prise de conscience qui va doucement cheminer, vous n’oublierez bien sûr pas de rassurer régulièrement votre aîne(e) sur l’amour que vous et son papa lui portez.

Trouvez ensemble de nouvelles activités

Plus la grossesse avance, plus la fatigue s’installe. Peu à peu, il va être difficile de jouer à faire l’avion ou porter le petit des heures durant. Evidemment, le papa devra être là pour prendre le relais sur les activités les plus soutenues et leur complicité en sera renforcée. Quant à vous, en tant que future maman, votre implication se fera sur un autre plan.

Vous devez à la fois vous ménager et amplifier les liens avec votre premier enfant. Pour elle (ou lui), ce sera le moment de gagner en autonomie (rangement des jouets, par exemple) et pour vous deux, une merveilleuse occasion de (re)découvrir ensemble de douces activités. Car pour peu que vous lui expliquiez, votre « grand » comprendra parfaitement que maman puisse être un peu fatiguée pour chahuter mais que regarder un film ou feuilleter un livre l’un contre l’autre, partager une sieste ou la confection d’un gâteau soient pour lui autant d’instants privilégiés.

Votre aîné sera rassuré sur l’amour de ses parents, et ainsi, il sera aussi plus à même de s’investir dans son futur rôle de grand en triant les jouets qu’il souhaite désormais donner au bébé, en participant sans difficultés au réaménagement de sa chambre...

 

À la naissance, soignez les présentations

Même entouré de toutes les toutes précautions, pour un petit, le fait de passer concrètement du statut d’enfant unique à celui d’aîné reste une étape délicate. La première rencontre avec le petit frère ou la petite sœur doit se faire dans le respect de l’intimité de la nouvelle fratrie.

À la maternité, laissez-lui la vedette. Pas question que la chambre soit ce jour-là envahie de visiteurs, si proches soient-ils. Leur attention focalisée sur le nouveau-né pourrait blesser le grand et parasiter ce premier contact. Prévenez votre famille de s’intéresser tout autant au « grand » : lui (elle) aussi devra au moins recevoir un cadeau ce jour-là.
Les enfants ont besoin de se découvrir l’un l’autre tranquillement. Et si l’aîné feint l’indifférence, tout comme au moment de l’annonce de la grossesse, il faudra respecter son silence. Il a juste besoin d’un peu de temps.

Proposez-lui de jouer avec la menotte de bébé, ou encore, mais sans insister, de participer à ses soins ou de le tenir dans ses bras en l’y aidant. Le premier contact corporel est souvent un déclic pour les plus intimidés ou méfiants.

De retour à la maison, soyez ferme mais tendre

C’est l’arrivée de bébé dans la maison qui signe pour les parents comme pour l’aîné(e) le vrai début d’une nouvelle vie. Et il se peut que les débuts de la cohabitation entre vos enfants ne correspondent pas à vos attentes. Dites-vous bien que la complicité d’une fratrie peut nécessiter un peu de temps avant de se manifester au grand jour et que jamais elle ne se fera sous la contrainte.

Ni critiques ni injonctions ne doivent être formulées à l’égard de l’aîné qu’il faut au contraire pousser à se confier et rassurer encore et toujours sur l’amour de ses parents. Plus ses habitudes de vie seront préservées (heure des repas, du bain, jeux avec papa et maman...) et plus vous veillerez à passer avec lui des moments privilégiés, « comme avant », plus il sera réconforté et estimera finalement très enthousiasmante la présence de ce nouveau compagnon de jeux ! Bien sûr, vous serez très ferme sur les règles de non-violence physique ou verbale à l’encontre du nouveau-né. Votre aîné sera d’ailleurs rassuré que vous posiez ainsi des limites pour protéger bébé comme vous le protégez lui-même.

N’hésitez pas à lui rappeler que son nouveau copain est fragile, comme lui aussi l’a été. Et n’omettez jamais de vanter en toute équité à vos visiteurs, à la fois les progrès de bébé mais aussi ceux de son aîné(e). Le valoriser face à des tiers ou en tête à tête ne pourra que mieux l’aider à endosser, avec joie, sérieux et sérénité, son rôle de grand.

 

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