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Le 18 mars prochain, nous fêterons la journée mondiale du sommeil... et on peut dire que c’est un point sensible pour les parents. En public, le sujet est parfois abordé avec humour, mais dans l’intimité de la vie de famille, la fatigue, les réveils, voire les nuits blanches pèsent. Combien de temps cela dure-t-il ? Est-ce que cela s’améliore ? Quelles solutions pour se reposer ? Nous faisons le point.

Un écart flagrant entre le manque de sommeil d’une mère et d’un père

40 minutes ! C’est ce que perd en moyenne une femme par nuit après la naissance de son bébé, versus 13 minutes en moins pour les hommes selon une étude menée par l’Université de Warwick*. Messieurs, il est temps d’équilibrer tout ça ! Plus édifiant encore dans les résultats rapportés, les nouveaux parents mettraient environ 6 ans pour retrouver le niveau de sommeil** qu’ils avaient avant d’avoir leur premier enfant.

Et encore, il s’agit-là d’une moyenne. Une famille monoparentale n’aura pas le même degré de fatigue qu’un couple qui a la possibilité de se partager les nuits. L’allaitement peut également être le facteur d’un sommeil entrecoupé (certains bébés se réveillent plus vite entre deux tétés) et dans certains cas d’un déséquilibre marqué au sein du couple. Des nuits trop chaudes en été, le fait d’avoir des jumeaux, un bébé qui a de l’eczéma atopique, des reflux ou des terreurs nocturnes peuvent également multiplier les réveils de toute la famille.

L’importance de surveiller votre sommeil (et de soulager la maman !)

Si la future maman a pu expérimenter des troubles du sommeil pendant sa grossesse, dès la naissance d’un enfant, le confort et le bien-être du tout-petit deviennent LA priorité en tant que parent. Sauf que bien souvent, c’est au point de faire passer son bien-être en dernier. « Surveiller votre sommeil et celui de votre nouveau-né sont parmi les défis les plus difficiles au cours des premières semaines de la vie d'un nourrisson », explique le Dr Rebecca Robbins, enseignante en médecine à la Harvard Medical School dans cet article. Et s’il s’agit d’un véritable défi, c’est parce qu’en matière de sommeil, la question n’est pas uniquement de savoir si on dort assez mais aussi de savoir si on récupère correctement.

Bien sûr, inutile de chercher bien longtemps pour se rendre compte de ce qu’entraîne la privation de sommeil. Manque d’énergie, irritabilité, stress… La liste est longue à court et plus long terme. Une accumulation de nuits trop courtes peut également intensifier les débuts d’une dépression post-partum.

Le chiffre qui donne envie de changer les choses

89%

C’est le nombre de mères qui rapportent dormir moins de 8h par nuit et 93% se déclarent être épuisées selon une étude menée par le site Motherly.

Quelles solutions pour réussir à se reposer ?

Le conseil des experts et de l’entourage ? Dormir quand bébé dort ! Enfin, en théorie. En pratique, cela se révèle plus difficile : parfois le créneau pour dormir se limite à une vingtaine de minutes avant le réveil et on peut avoir du mal à s’endormir. Parfois, on a juste envie de prendre quelques minutes pour ranger, prendre de l’avance, se nourrir, se laver, et au moment de se poser, le bébé nous réclame et c’est reparti. Parfois, on ne sent tout simplement pas la fatigue ou le besoin de récupérer.

“Lorsque j’ai eu mon premier enfant, j’ai eu du mal à me “forcer” à faire des siestes quand je le pouvais. Une fois mon fils endormi, j’avais surtout envie d’être active, de prendre quelques minutes pour moi, voire de regarder un bout de série…et 10 fois sur 10, je sentais que mon corps me disait qu’il avait besoin d’un break.”.

Pauline, maman d’un garçon de 4 ans et enceinte de son 2e

“Les siestes éclair sont-elles efficaces pour récupérer ?”

Oui ! Bien sûr, rien ne peut se substituer à 8-9h de repos. Mais lorsqu’une carence se fait ressentir, une sieste éclair (aussi appelée “power nap”) de 10 à 20 minutes peut vous aider à recharger un peu les batteries et à réduire votre niveau de stress. Si vous n’arrivez pas à vous endormir rapidement, ne lâchez pas ! Nous ne sommes pas égaux sur l’endormissement. Avec un peu d’entraînement, votre corps comprendra qu’il peut se relâcher et se reposer même pendant ce court laps de temps.

“Je suis un parent solo et épuisé. Un conseil?”

Il est évident que pour une mère ou un père seul(e) avec un ou plusieurs enfants, la logistique n’est pas la même et la carence en fatigue peut être importante. Si cela est possible, essayez de déléguer une nuit de temps en temps à un proche pour que vous puissiez récupérer si vous avez un enfant en bas âge. Et cela, sans culpabiliser ! Mieux vous serez, mieux votre enfant se portera.

“J’allaite mon bébé, quelle solution pour me reposer la nuit ?”

Là encore, la période d’allaitement peut perturber votre sommeil (d’autant plus si vous avez quelques inquiétudes sur le sujet ou si votre bébé se réveille fréquemment). Pour vous soulager, plusieurs options. Votre conjoint peut vous aider en allant chercher le bébé qui pleure dans son lit et vous l’apporter pour le nourrir, puis il peut aller le remettre dans son lit sans que vous ayez à vous relever. Si cela est possible, essayez également de déléguer toute ou partie de la nuit à votre conjoint en tirant votre lait par exemple.

On ne peut ainsi qu’inciter les pères à soulager leur compagne. C’est d’autant plus vrai que dans le cas de couple du même sexe, la répartition des rôles oblige à une meilleure répartition des tâches...

  #CloseTheGenderSleepGap

*selon une étude publiée sur le site Sleep en janvier 2019

Study information :

David Richter, Michael D Krämer, Nicole K Y Tang, Hawley E Montgomery-Downs, Sakari Lemola, Long-term effects of pregnancy and childbirth on sleep satisfaction and duration of first-time and experienced mothers and fathers, Sleep, Volume 42, Issue 4, April 2019

**The Guardian – Article «New parents face up to six years of sleep deprivation, study says »